Fiches triées par date de sortie

L'illusionniste (2008)

Animation | 80 Min | France / G.B

Réalisateurs : Sylvain Chomet

Infos sur le film

------
Partenariats
Avec Cociné, retrouvez ce film au cinéma !
Pub Google

Synopsis

À la fin des années 50, une révolution agite l’univers du music-hall : le succès phénoménal du rock, dont les jeunes vedettes attirent les foules, tandis que les numéros traditionnels – acrobates, jongleurs, ventriloques – sont jugés démodés. Notre héros, l’illusionniste, ne peut que constater qu’il appartient désormais à une catégorie d’artistes en voie de disparition. Les propositions de contrats se faisant de plus en plus rares, il est contraint de quitter les grandes salles parisiennes et part avec ses colombes et son lapin tenter sa chance à Londres. Mais la situation est la même au Royaume-Uni : il se résigne alors à se produire dans des petits théâtres, des garden-parties, des cafés, puis dans le pub d’un village de la côte ouest de l’Écosse, où il rencontre Alice, une jeune fille innocente qui va changer sa vie à jamais.

Partager:

En savoir plus sur ce Film

- Récit de Jacques Tati.


Récompense :


Meilleur Film d'Animation à la 36e édition des César de 2011.



De la difficulté d'être simple :


Là où l'intention des Triplettes de Belleville était de construire une atmosphère "baroque" notamment par une densité de plans importante ( environ 1300 ), Sylvain Chomet s'est ici inspiré de l'univers simple, construit par le scénario. Le réalisateur rappelle la difficulté de cette entreprise contraignante consistant à raconter une histoire "d'une apparente simplicité", difficulté particulièrement sensible vu le nombre très réduit de plans ( seulement 400 ), et vu l'absence quasi-totale de dialogues.



Genèse du projet :


C'est la fille de Jacques Tati, Sophie Tatischeff également réalisatrice, qui a transmis le scénario inachevé à Sylvain Chomet. Informée de l'intérêt du réalisateur et enthousiasmée par Les Triplettes de Belleville, elle prend elle-même contact avec le producteur Didier Brunner et lance le projet. Ainsi "légitimé", Chomet est plus libre : "Je me suis senti accepté, bienvenu, "validé", en quelque sorte par Sophie. Et non pas "écrasé" par la silhouette de Tati. Je connaissais très bien son cinéma, ses films, car il a toujours fait partie de ma vie." Il reprend ainsi le flambeau de son glorieux aîné et ne retouche que ce qui s'avère nécessaire : "J'ai changé seulement 30% du script, principalement parce qu'il y avait des scènes qui avaient été visiblement moins développées que d'autres, ou que Tati devait avoir visualisées avec tant de précision dans sa tête qu'il ne les avait décrites que de manière incomplète, elliptique, dans ses notes."



L'affirmation 2D :


En contre-pied à la mode uniformisante qui fait de la 3D un critère prétendument incontournable dans l'animation (et ailleurs), l'utilisation de la 2D est ici revendiquée comme un choix artistique. Ainsi nous l'explique le producteur, Bob Last : "« L'illusionniste est un challenge immense d'un point de vue technique et créatif, pas seulement parce que les films en 2D n'ont plus la main mise sur l'animation. Mais surtout en termes d'animation des personnages et d'attention aux détails » .


Newsletter

Inscrivez vous pour pouvoir télécharger les dernières fiches et dernières nouveautés