L'essentiel reste le propos, incontestable. Ce que dépeint Hulot, c'est la dégénérescence d'une crise écologique en crise économique, climatique, alimentaire, la menace imminente d'une crise de l'humanité. La civilisation urbaine, l'addition des pénuries, les flux humains liés au commerce, l'emballement des transports, la globalisation de l'économie et de la culture, la surconsommation, les inégalités du partage des ressources, la surexploitation des matières premières, les coulisses des mégapoles, l'abondance des déchets et carcasses. Il condamne l'absurdité des modes de vie, s'interroge sur le sens du progrès, fustige "un système qui court à sa perte".